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Le projet de la famille

Mes collègues disent que je suis trop conservateur, que j’ai peur de l’inconnu. Mon voisinage remarque que le changement n’est pas ma tasse de thé. Et certains membres de ma famille jugent que je suis hésitant, un peu trop même. Eh bien ! Toutes ces personnes disent vrai. Cela étant dit, je suis tout de même capable de m’adapter à des initiatives collectives, même si je redoute parfois, le pire quand les réunions familiales prennent soudainement des tournures graves.

Une expérience nouvelle

Depuis plusieurs années, j’ai un très bon emploi. Ces derniers temps, je constate que le secteur privé de la ville, et même de toute la province, est en plein essor. Nous accompagnons de plus en plus de jeunes diplômés qui veulent créer leurs propres entreprises. Certains d’entre eux ont fait leurs études dans d’autres provinces, aux Etats-Unis ou en Europe. Donc forcément, la planification fiscale St-Lambert est l’une de leurs préoccupations majeures. En tout cas, le courage de ces jeunes femmes et hommes m’a redonné la confiance qui me faisait longtemps défaut. Pour une fois, je pensais à impulser un projet collectif, un projet familial. Pour une fois, je ne me contentais pas de visions à court terme : je visais grand. Alors j’ai tout de suite pensé à une vieille suggestion de mon épouse : acquérir des nouvelles parcelles de terre pour en faire des champs de vignes.

Beaucoup de sérieux s’impose

Je ne m’y connais pas vraiment en œnologie. Cela aurait pu me décourager auparavant. Cette fois, j’étais déterminé à mener ce projet à bien. Et c’était le cas pour mon frère et mes deux sœurs. Mais bon ! A l’instar des jeunes entrepreneurs qui viennent nous demander conseil, nous nous sommes renseignés, particulièrement sur les types de vigne capables de résister au climat nord-américain. Tout naturellement, nous avons opté pour les bien connus Vitis viniféra. Il s’agit d’une vigne provenant du Moyen-Orient et du Bassin méditerranéen, qui fut obtenue par le croisement de vignes sauvages, que sont Vitis riparia, labrusca et amurensis. Le développement d’une vigne hybride avait pour but, dès le départ, d’avoir des cépages qui soient suffisamment capables de résister aux climats rudes des pays nordiques. En tout cas, pour que ce beau projet ne coule pas au bout de quelques mois, nous avons suivi des stages autour de la vinification. Cette expérience nous a vraiment enrichis.

 

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